tisdag 6 oktober 2026

Il est étrange, le cœur des hommes.

Certains peuvent te détester, te juger, voire te haïr, sans que tu leur aies jamais rien fait, sinon l’impardonnable faute d’être toi-même. Ta simple existence, ta manière d’être, de penser, de vivre ou de regarder le monde peut suffire à éveiller chez eux une colère dont tu n’es pourtant pas la cause.

Et puis, il y a ceux qui t’aiment malgré tout. Ceux qui connaissent tes failles, qui ont vu tes maladresses, tes contradictions et tes faiblesses, et qui, pourtant, choisissent de rester. Ils ne t’aiment pas parce que tu es parfait, mais parce qu’ils ont compris que l’être humain n’est jamais qu’un fragile mélange de lumière et d’ombre.

Ainsi va la vie : certains te condamneront pour ce que tu es, tandis que d’autres t’aimeront précisément pour cela.

Ne cherche donc pas toujours à être compris, encore moins à être aimé de tous. On ne peut pas habiter le cœur de chacun, et l’on ne doit pas se perdre à vouloir y trouver une place.

Reste simplement fidèle à toi-même.

Car au bout du compte, la méchanceté gratuite parle souvent davantage de celui qui la porte que de celui qui la reçoit, tandis que l’amour véritable ne cherche ni la perfection ni la possession : il regarde, il comprend et il accueille.

La vie avance ainsi, entre les blessures que l’on ne mérite pas et les amours que l’on n’avait pas osé espérer.

Et peut-être est-ce cela, finalement, être humain : apprendre à ne plus mesurer sa valeur à travers le regard des autres, mais à travers la paix que l’on trouve en demeurant soi-même.

Ainsi va la vie… entre la cruauté sans raison et l’amour sans condition.

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