tisdag 17 november 2015

INDIGNEZ-VOUS, NEDDO KO BANNDUM! :

Nous n´avons pas attendu l´avénement de Facebook pour montrer notre capacité d´indignation face aux injustices, aux horreurs et aux crimes dans le monde. Nous avons denoncé hier et avant hier les crimes au Mali, au Nigeria, au Congo, au Burundi, au Rwanda, au Kenya, au Tchad, au Cameroun, au Niger, au Liberia, en Sierra Leone, en Afrique du Sud, en Côte d'Ivoire, en Guinée, en Algérie, en Tunisie, en Irak, en Palestine, en Syrie , en Centre-Afrique et en Afghanistan. Nous avons soutenu les luttes démocratiques au Sénégal, au Congo, en Tunisie, au Mali , en Egypte et au Burkina-Faso malgré l'indifférence et le silence coupable et complice des élites et gouvernements africains au sort tragique des Négro-Mauritaniens. Pourquoi certains censeurs et procureurs de la pensée veulent-ils nous imposer leur manière de voir et de penser le monde? De quel droit se permettent-ils de traiter leurs autres de "valets" de la colonisation ou des "manipulés des médias occidentaux" parce qu´ils ont compati avec les souffrances des autres peuples? Nous sommes nés libres et nous sommes des humanistes sans frontières et sans haine et tout ce qui touche un semblable nous touche.
Pourquoi nous refuser ce droit d´indignation et de de solidarité avec ces peuples et pays qui nous ont accueilli et adopté pendant que nos frères et soeurs africains étaient indifférents et silencieux à nos douleurs en Mauritanie? Si nous arborons le drapeau français sur nos profils ce n'est ni par mimétisme ou attachement au "colonisateur" mais par respect et fidélité aux principes humanistes et de liberté. La vie humaine est sacrée chez nous et toutes les vies se valent. Nous n´avons pas des pierres à la place du coeur. 
INDIGNEZ-VOUS! NEDDO KO BANNDUM.
LLC!

tisdag 6 oktober 2015

Le train de la lutte.

La vie d'une Organisation, qui se veut de surcroît mouvement de libération, est souvent heurtée. Elle ressemble quelque peu à la marche d'un train, comme dirait l'autre; à chaque gare il y'a des passagers qui montent et d'autres qui descendent.

Les raisons de ces départs, quelque fois douloureux varient, ici et là. La lassitude d'un voyage qui dure, qui dure et qu'on avait espéré plus court, a souvent raison de la résistance du combattant de la liberté. C'est aussi quelque fois l'action de sape d'un Pouvoir qui atteint les plus faibles mais tout cela ne saurait arrêter notre marche vers la victoire.

LLC!

Vous avez dit "unité nationale!"?


Nous ne sommes pas contre "L' unité nationale" mais contre une certaine unité, l ´unité du cavalier et du cheval.
L'unité à tout prix, comme la vie à tout prix, nous n'en voulons pas. Nous voulons d'une unité qui respecte la dignité de chaque Mauritanien et garantisse l'équilibre entre les grandes composantes nationales.


Pour nous, sauver la Mauritanie ne passe pas forcément par l'imposition d'une unité coûte que coûte mais par la mise en place de fondements inébranlables parce que intrinsèquement justes et égalitaires. L'unité, en soi, n'est pas une fin mais un moyen pour construire" le mieux vivre ensemble", dans une Mauritanie viable parce que réconciliée avec elle même.


La lutte continue!

måndag 28 september 2015

NOTRE SEPTEMBRE À NOUS

"...Septembre! Ce mois-ogre, horrible de souvenirs sinistres pour notre résistance. Septembre! Des dates et des douleurs. Sepembre 4, 1986, Maouiya lance ses hordes à l’assaut des FLAM : la direction de notre organisation est embastillée avant d’être jugée et condamnée le 24 septembre. Puis, ce fut la déportation à Waalata. Septembre 2,1988, Teen Gey s’éteint dans la prison de Neema, loin des siens et de l’humanité. Septembre 13, 1988, Abdul Guddus Bâ est terrassé, les chaines de « Brahim Wul Aali Njaay » aux pieds. Septembre 28, 1988, Tapsiiru Jiggo s’endort à jamais. Voilà que Septembre se rappelle encore à notre souvenir. De la manière la plus cruelle : Ibrahima Kaasum et son compagnon d’infortune au bâgne de Walata, Saydu Kan, sont brutalement arrachés à notre affection. Ibrahima était resté au pays, fort de sa ténacité, de sa tranquille conviction, de son optimisme. Saydu, lui, y était revenu, généreux d’indulgence".
 Ibrahima Mifo SOW- Vice-président des FPC

MÉMOIRE: Je suis Djigo Tafssirou Ousmane.


Membre fondateur des FLAM, arrêté le 4 septembre 1986 suite à la publication du "Manifeste du Négro-mauritanien opprimé", torturé, jugé, condamné, emprisonné et transféré à la prison mouroir de Oualata. Il y décède le 28 Septembre 1988 suite à des mauvais traitements. Avant de mourir il se confie aux camarades en ces termes : "Je vais mourir Foutanké, je vais mourir Musulman et je vais mourir Flamiste". Qu´Allah l´accueille en son Saint Paradis. Amine.
A l´occasion de ce triste anniversaire ayez une pensée pieuse et militante pour ce grand combattant de la liberté et ancien Imam de nos camarades détenus.
A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d'autres, cette oraison funèbre devenue classique «ta vie fut combattante, ta mort héroïque, ton sacrifice sacré et ta mémoire éternelle».
Et la lutte continue!


Je partage avec vous cette rétro de Flamnet en hommage à nos martyrs.

FLAMNET-RÉTRO: Oualata : chronologie funèbre
Anniversaire de la mort en détention de nos martyrs de Oualata
4ème et dernière partie : la mort de Djigo Tabssirou
Par Boye Alassane Harouna- Écrivain et rescapé de Oualata -
Quand, avec toute la conscience religieuse qui était la sienne, il avait dirigé et organisé les cérémonies funéraires de Bâ Alassane Oumar et de Bâ Abdoul Khoudouss, Djigo Tabssirou, notre imam (devenu notre doyen depuis la mort de Ten Youssouf Gueye, était naturellement bien loin de s’imaginer que très bientôt il allait reposer dans une tombe à côté de celles de nos deux camarades. En effet, il n’aura survécu que trente-deux jours à Bâ Alassane Oumar, et seulement quinze jours à Bâ Abdoul Khoudouss.
Pendant neuf mois, il fut notre imam. Entendre cet homme au moment de la prière réciter le Coran, c’était un plaisir de l’âme et du coeur. Quand il récitait le Coran au moment de la prière matinale, il arrivait souvent que sa voix belle et puissante réveillât tous ceux qui parmi nous avaient le sommeil lourd. Et dans les moments critiques de notre détention, quand la lassitude morale et physique prenait le dessus, quand le désespoir cherchait à s’installer, quand le moral commençait à vaciller, quand, sous l’effet de la tension nerveuse, il se produisait çà et là quelques différends et autres coups de gueule, les sermons de Djigo Tabssirou venaient toujours remonter le moral et restaurer la sérénité. Très grand tribun, ses propos, inspirés du Coran et des hadiths, étaient toujours réconfortants par l’optimisme et l’espérance qu’ils véhiculaient. L’homme était humble et aimable.
Sa mort fut aussi rapide que celle de Bâ Abdoul Khoudouss. Moins de soixante-douze heures s’étaient écoulées entre son alitement et son décès. N’Gaïdé Aliou Moctar était resté à son chevet. Dans la nuit du 27 septembre 1988, de la cour où il se trouvait avec quelques camarades qui le veillaient, nous parvenaient ses gémissements. Des difficultés respiratoires persistantes l’empêchèrent de dormir toute la nuit. Le lendemain matin 28 septembre 1988 vers 9 heures 30, Djigo Tabssirou s’éteignit. Diallo Abou Bakri qui le secondait dans sa fonction d’imam lui succéda. À ce titre, il organisa et dirigea la cérémonie funéraire de Djigo Tabssirou qui fut enterré à côté des tombes de Bâ Alassane Oumar et de Bâ Abdoul Khoudouss.
Un mois : quatre morts. Cela fait une moyenne d’un décès par semaine. Quand on sait que dans cette même période plusieurs détenus étaient gravement atteints de béribéri et incapables de se mouvoir, autant dire que sans la mobilisation et la pression internationales, plusieurs, pour ne pas dire tous les locataires du fort-mouroir se retrouveraient au cimetière.
Quelques mois plus tard, nous demandions à l’administration carcérale de nous permettre de matérialiser durablement les tombes de nos camarades et d’y inscrire leurs noms. Ainsi, avec du ciment et des pierres, nous élevâmes un petit mur autour de chaque tombe. Et chacune des trois tombes fut dotée d’une plaque sur laquelle sont inscrits en pulaar, français et arabe, les nom, prénom et date de décès de chacun de nos quatre compagnons.
Alassane Boye
27 septembre 2006.
REF: [1] J’ÉTAIS À OULATA- LE RACISME d’État EN MAURITANIE- L’Harmattan, 1999. Page 138 à 139

LAMINE MANGANE TOUJOURS VIVANT!

DEVOIR DE MÉMOIRE: 27 Septembre 2011-27 septembre 2015, il y a 4 ans jour pour jour que le régime raciste et ethnogénocidaire de Nouakchott tirait á Maghama sur notre jeune camarade LAMINE MANGANE devenu aujourd´hui un symbole d´une jeunesse meurtrie et qui refuse l´oppression et la domination. A l´occasion de ce triste anniversaire ayez une pensée pieuse pour notre jeune martyr. A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d'autres, cette oraison funèbre devenue classique «ta vie fut combattante, ta mort héroïque, ton sacrifice sacré et ta mémoire éternelle». 
Et la lutte continue!

onsdag 16 september 2015

POÈME EN PULAAR: SAAHAL

SAAHAL
SAAHAL moɗii jikke jibinii bayeeji
Saahal moɗii mawki serwinii laddeeji
Saahal moɗii moti mottinii geeseeji
SAAHAL moɗii TEEN
Teenɗo mawnde yaynii mawnde
Ubbiti hanki jalbini hannde
Mani Guumel mawnini Dono Gelaajo
Dono Satigeeɓe dono jaambareeɓe
Dono hanki nde lenngoowel lenngata fiɓnde
Loowa watoore summbana wolde ndimaagu
Saahal moɗii TEEN, Teen tuɗɗiima leppi teddungal
SAAHAL moɗii JIGGO
Jigginoɗo ganndal tafsiri nafoore
Biyɗo mbiy mi winndi ƴellitaare
Gooŋɗini goonga nefi fenaande
Waati Allah ñaamtaani
Saahal moDii Jiggo, Jiggo mojiima hannde leppi manoore
SAAHAL moɗii ɗaɗi njoorto dadaniiɓe wolde
Wakkiiɓe doole, yooɓiiɓe semmbe, dikkiiɓe yawaare
Saahal moɗii cagataagu yoolii cukaaku
Saahal firtii feere bonnii yaakaare
Duggi basaale hurni cooyle
Furni koode yunngini maajooɓe
Wiiri biidi halfi Baabaaɓe
Hatti bojji hanndii jaalooji
Saahal moɗii sagataaɓe, 
Sagataaɓe tuɗɗiima hannde leppi ndimaagu
Kono so weetii janngo Joom am
Waawi gaño saloo, bonɗo faddoo
Waawi lappi cokee, laabi kanndee
Ile ila, ceene killee
Kaaƴe koɗee, leɗɗe naattee
Teppe ciroo, jiyɗe cuddee
Semmbe saloo, doole eggami
Mi fahataa mi hurɓat
Mi ladataa mi weeyat
Mi ruuya waalo mi juuro ɗo ceene cuuɗi caayaale
To jeereendi joorti koode
Mi sunnoo, mi wiɗɗitoo, mi aastoo
Mi simmitoo, mi nodditoo, mi haamtoo
Mi dicca koppi mi eeroo
Leliiɓe to fotaani
Teelɓe to koddirani
Be giɗo jiimaani sehil suuɗaani
Biɗɗo woyaani Almaami juulaani
Hannde mi lorii e hoore aññeeje mon
Catel piindi fiɓnde ndimaagu
Guurowel e waaƴo salaare e ƴiiƴam yarlitaare.

IBRA MIFO SOW- Jowol Saare
Cukko hoorejo fedde FPC- EX-FLAM

lördag 5 september 2015

DEVOIR DE MÉMOIRE: NAY JEENAY, 4 SEPTEMBRE

4 septembre, 
Jour de la razzia des taureaux superbes,
Les braves surpris, sont arrêtés et incarcérés ; 
Toute la cité a vibré !
Des pas fermes martèlent le sol en cadence,
On aurait dit, une attaque d’une armée ennemie !
Un à un, les guerriers brandissant des gerbes de flammes,
Dans le secret sont entassés,
Leur purgatoire bien préparé ;
La torture !
Rien d’horrible et d’inhumain n’est omis ;
Les femmes n’ont pas été épargnées,
Elles ont subi l’ignoble supplice.
Les jours passent, des échos retentissent ;
Les morts de Kummbaru,
Dans leur tombe se retournent,
Quand les murs ont parlé et dit la nouvelle ;
Les prétextes brandis sont balayés ;
La vérité des faits est rétablie.
Notre 4 septembre,
Jour de la razzia des taureaux superbes ;
De preux cavaliers enfourchent leur monture,
Tous les villages alertés, répondent à l’appel,
Les braves se concertent et décident ;
Les plus téméraires mettent le feu à la plaine,
Qu’il n’en reste plus rien !
Les ennemis en sont outrés,
Leurs affaires sont affectées,
Les colporteurs de nouvelle tendent l’oreille,
Les messages fusent de partout instantanément,
Les sinistres desseins sont enfin dévoilés,
Les oppresseurs mis au banc des accusés ;
Leur honneur et dignité, dans la boue traînés ;
Maintenant, c’est décidé !
Comme avant, rien ne sera plus !
Le glaive s’il le faut !
Pour détruire cette cohabitation d’indignité,
D’oppression et de déshonneur,
Auréolée d’une fausse religiosité,
Badigeonnée d’hypocrisie,
D’ignorance et d’illettrisme ornée.
Notre 4 septembre,
La razzia, des taureaux superbes ;
L’évènement, dans l’histoire est gravé,
Épopée glorieuse des générations futures,
Nos enfants le raconteront à leurs enfants.
Ce jour là, le pays tout entier s’arrêta net !
Les chiens mouchards furent lâchés
Pour dénicher tout patriote redouté ;
Les plus illustres furent triés et conduits,
Certains réussissent à s’échapper,
Et choisissent l’exil pour méditer ;
Très vite le complot est ourdi ;
Des chargés de mission sont investis,
L’ordre est donné,
Tapez dur, qu’il n’y ait plus émules
Vite, la besogne !
Les hommes en noir fustigent la procédure,
Quittent la scène ;
Les prisonniers se taisent et s’asseyent ;
N’empêche, ce qui est prévu est exécuté !
La sentence tombe, le monde présent est médusé.
Qui sème le vent récolte la tempête !
Une foule immense se dresse, point levé ;
Les chiens enragés s’agitent, prêt à bondir ;
Les fusils entre croisés,
Des barrages constitués.
Dehors, des manifestants se mettent en rang ;
Hommes et femmes en colère, marchent serrés ;
Même nos enfants de sept à dix ans,
Brandissent leur drapeau et disent :
Comme avant, rien ne sera plus !
Prison civile Nouakchott
Le 24 février 1987
Ibrahiima Saar.

NAY JEENAY -4/9/

Nay jeenay nde gay kokkaaji konaa
jaambareeBe mbettaa ndummbaa
Saare nde fof dilli
PaDe tedduDe ina ndiwa ina ceha
Maa mbiyaa kay wonaa kay e takke ma
Gooto-gooto
sagataaBe tammbiiBe lewlewndu ndegginaa
E nder kumpa Be lemminaa
Hasboore maBBe himmiraa
Alaa fof e gaatuleeje kaamtorDe ko heddaa
Sabu hay rewBe ndummbaama
E ko Buri bonnde mbaDaama
balDe ndeggondiri
Olel jaabii
MaayBe kummbaare e penaale mum mbaklitii
Tataaji e Bale,kuBeeje fof njanngtii
kabri,lollini,perti penaale
ndartini goonga
Nay jeenay men,nde gay kokkaaji konaa
HarbiyannkooBe lommbii koyDe e alkabeeje
Gure fof ngullaa nootii
SagataaBe ndentii pewjii peeje
pellitii e saasre
(....)
JaayndiyannkooBe aduna fof njappii noppi keDtii
Hono hojom kuDi tukkii e kaahitaaji
Boggi lollinooji kabaruuji caaktii sirluuji
HaasideeBe njoofaa njennaa
Faayiida maBBe tonnkaa
NeDDaagu maBBe tonngaama
Ko wonno woto wontu fellitaama
Hay so naamndiima tammbeede silaama
Gonndigal kaamningal
koynungal
leeptungal
Uraangol diine meppitaaDo
LaaltiraaDo naafigaagu
cinnkiraangu majjere e humambinnaagu
Nay jeenay men nde gay kokkaaji konaa
Ko dillere nde yejjittaake
Siftorteende e kala jamanuuji
Nde Bikkon men njanngtantoo Bikkon mum en
Ndeen leydi ndii fof dartii wiyi tem
dawaaDi cayaaDi ngullaa e ladde
Yo cunno mbanoo kala uuroowo ngenndiyannkaagal
BurBe teskinnde e le�ol
Won heen curaa mooftaa
Ko heddii ko feri
E dow boli ina miijoo
Doon e Doon jamfa tiggaa tekkaa
NyaawooBe fenaande ndoondaa
Be toowni,Be keBi yamiroore yo ngal muus
Ko waDi ko woto Dimmit Be mbiyi.
(....).
Ibraahiima Saar-

DEVOIR DE MÉMOIRE: Insolite !

 NOTRE SEPTEMBRE NOIR: Nous partageons avec vous le poème de notre doyen DJIBRIL HAMET LY- membre-fondateur de l´ODINAM et des FLAM et premier président des FLAM de 1983-1986, Haawniinde en pulaar ou INSOLITE, qui raconte le calvaire de la prison de Oualata.

Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !

L’insolite c’est lorsque  le Maître des Eaux
Trône dans les sables et la pierraille
L’insolite c’est lorsque le noble Pullo maître de laitières
Traîne le bâton disciplinaire
L’insolite c’est lorsque le Preux embouche le mors
Porte la selle,  est retenu par l’entrave traversière et la petite entrave


Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !


L’insolite c’est lorsque l’étranger
Demande hospitalité et se nourrit du sang de l’hôte

Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !

L’insolite c’est lorsque l’homme libre est chargé de fardeaux et conduit au bâton
L’insolite  c’est lorsque le notable est grondé et rabroué
L’insolite c’est lorsque celui qui nourrissait se délecte des restes de qui se nourrissait de restes

Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !

L’insolite c’est lorsque l’argile pâteuse devient aliment
L‘insolite c’est de voir battre l’éducateur
L’insolite c’est de voir humilier l’honorable



Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !

L’insolite c’est lorsque le pudique se dénude devant ses semblables

Sans nulle gène
L’insolite c’est lorsque beau-père et beau-fils ensemble empruntent les toilettes
Se soulagent

Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !

L’insolite c’est lorsque la personne âgée craint de répondre à l’enfant
L’insolite c’est lorsque le jeune se dresse
Et pisse sur les sages

L’insolite c’est lorsque le généreux, le prodigue
Se cache dans l’obscurité
Grignote les graines comme une souris
Insolite !
Et qu'est-ce que l'insolite?
Que je te dise ce qu’est l’insolite !

L’insolite c’est le Fort de Oualata !
Mais les portes de la prison s’ouvriront
Mais la noce finira.

          (Prison de Oualata le 18/11/1988

HAAWNIINDE

Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haawniinde ko zo Yari Maayo
Yari ceene, yari kaaxe
Haawniinde ko zo Pullo dimo joom veszi
Daasi dasal
Haawniinde ko zo Cezzo wuufi labangal
Fawaa hirke, waztaa ngada beño e wamwamnde
 Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haawniinde ko zo kozo hozii kozo
Hirtii xiiam njaatige!

Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haawniinde ko zo Dimo rimndaa dimle, regginaa
Haawniinde ko zo kowhowo furetee, fuuptee
Haawniinde ko zo ñamminatnoozo
Dakmittoo e kedde keddantenoozo

Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haawniinde ko zo vakkere vaakiinde ñaametee
Haawniinde ko zo nehoowo larbetee
Haawniinde ko zo tedduzo hoynetee

Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haawniinde ko zo kersoowo volotoo yeeso fasve
Nattuzo yeextaade
Haawniinde ko zo esiraave naatdata e sutura
Njahda dow wuro

Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haaniinde ko zo mawzo hulata jaabaade kecco
Haawniinde ko zo suka saannotoo
Haaya e mawve

Haawniinde ko zo kaaraysira, dokko
Suuzotoo  e nivve,
Mumxoo ngabbon no doombel           

Haawniinde!
Hol ko woni haawniinde?
Mi haalan ma ko woni haawniinde

Haawniinde ko Tata Walataa!
Kono dummbirdu dummbitto
Kono dammbordu dammbitto./

        (Dummbirdu Walataa 18/11 /1988   

Jibriil Hammee Lih

JE REFUSE ET JE M´INSURGE

Je refuse la banalisation du génocide et des souffrances de notre peuple. Je refuse toute compromission avec les injustes et autres tortionnaires au service de l´Etat raciste et esclavagiste. Vous pouvez me traiter "d´extrémiste", de "raciste", de "séparatiste" de "l´ennemi" de la fictive Unité nationale mais je m´en moque car seule la vérité est révolutionnaire. 
A écouter certains de nos compatriotes, on est frappé par leur volonté à vouloir solder nos souffrances, nos morts et nos droits. Comme certains marchands, ils veulent vider l´abcès comme on vide les stocks.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut bien se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications essentielles. Nous demandons seulement à nos potentiels soldeurs de ne pas céder à la mode sinon les Mauritaniens risquent d´être les sacrifiés. Car en politique le soldeur est un traitre, un petit traître en ce sens qu´il ne pense qu´à ses intérêts individuels que seule la trahison lui permet de satisfaire.
La lutte continue!

AINSI ÉCRIVAIT NOTRE REGRETTÉ DOYEN JEAN PIERRE NDIAYE SUR LA MAURITANIE PENDANT LES ANNÉES DE BRAISE

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