måndag 9 april 2018

DEVOIR DE MÉMOIRE: 9 AVRIL 1989 À DOUNDÉ KHORÉ.

Le 9 avril 1989 est une date tragique et inoubliable. Suite à un banal incident entre éleveurs Mauritaniens et cultivateurs Sénégalais, le garde frontalier mauritanien Khreibishe Ould Eyde à la gâchette facile, trouve un prétexte pour tirer à bout portant sur des pauvres paysans sénégalais désarmés de Diawara, bilan: 2 morts (Moussa Sakho et Fousseynou Sakho). 3 blessés graves (Lansana Peinda Sakho, Congo Koné et Lassana Niamé Ba), 12 otages pris et emprisonnés à Selibaby. 
Vous connaissez la suite: le sourire cynique du tristement célèbre colonel Djibril Ould Abdallah dit Cimper à Dakar( le 18 avril), le pillage des boutiques et lynchage des maures à Dakar ( 19 avril), les pogroms anti noirs à Nouakchott et Nouadhibou ( 24 et 25 avril), les larmes du président Abdou Diouf au CTO de Grand Yoff ( le 28 avril), le fameux discours du colonel Taya ponctué et saccadé par son fameux "Nul n´ignore", ( 7 mai), la rupture diplomatique entre le Sénégal et la Mauritanie, des centaines de morts de part et d´autre du fleuve, des déportations massives des populations noires au Sénégal et au Mali et le début d'une longue traversée du désert pour la communauté négro-mauritanienne devenue depuis "sans papiers, ni patrie, sans travail", autrement des "Palestiniens de l´Afrique de l´Ouest" pour reprendre la belle trouvaille de notre ami et frère feu Sennen Andriamirado de Jeune Afrique.
Non à l'oubli!
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DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L'OUBLI: LES DÉPORTATIONS DES NÉGRO-MAURITANIENS EN AVRIL 1989:

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La déportation répondait en vérité à des motifs politiques inavoués :
- Dénégrifier le pays, car la population noire croissante (fort taux de natalité) constituait une menace directe pour le pouvoir de la minorité blanche, et donc risquerait du coup de remettre en cause le projet d´une Mauritanie arabe,
- elle répondait ègalement au besoin de récupérer les terres de culture du Waalo en perspective de la mise en valeur du fleuve;
- Il fallait aussi et enfin frapper, les cadres auteurs du manifeste, avant garde éclairée de la contestation du fameux projet hégémonique. C´est ce qui explique toute cette campagne malsaine de diabolisation des FLAM pendant ces années de braise.
Dans le feu des événements une quatrième raison allait surgir: récupérer le bétail peulh (plus de 250 000 têtes de bovins) en compensation des pertes matérielles subies par nos compatriotes maures rapatriés du Sénégal lors des événements. Voilà pourquoi les cadres, les paysans et les éleveurs ont été les cibles privilégiées de la déportation.
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France : les FPC relancent l'autonomie des régions à Paris

Sur invitation des FPC de l'Europe occidentale, le porte-parole du parti a animé une conférence-débat cette fin de semaine à Paris sur l'échec de l'Etat unitaire en Mauritanie .Du congrés d'Aleg en 58 à la république islamique Kaaw Bilbassi Touré a balayé d'un revers de main toutes les idées véhiculées jusqu'ici par les différents dirigeants du pays d'une construction d'un état régulateur des communautés. Pour lui il s'agit d' un état partial depuis 1960 qui bascule pratiquement depuis 84 dans un système idéologiquement d'oppression au service d'une communauté selon les propres termes du conférencier qui propose l'autonomie des régions comme solution de sortie de crise.
Ainsi de la marginalisation dès l'aube des indépendances, les noirs sont exclus depuis 84 à tous les pouvoirs de décision comme en témoignent la déportation de près de 120 000 noirs au Sénégal et au Mali dont près de 20000 seulement sont rentrés officiellement et le génocide biométrique depuis 2011 qui fait des milliers de noirs des apatrides et des étrangers en Mauritanie.D'ailleurs les origines de l'échec de l'Etat unitaire remonterait en 1904 quand la France créa un état artificiel grâce à un arrêté colonial.Mais c'est surtout le congrés d'Aleg de 58 où s'affrontèrent les fédéralistes noirs et les nationalistes modérés arabo-berbères qui donna naissance à la Mauritanie actuelle.Un détour historique qui permet au porte-parole des FPC invité par son parti de l'Europe occidental d'ouvrir le débat sur l'épineuse question de la cohabitation cette fin de semaine à Paris devant un parterre de militants et de sympathisants de la diaspora.En réalité cette scission congénitale au départ explique la construction difficile d'un état moderne régulateur des différentes composantes du pays.Un échec attribué aux différentes politiques menées par les différents locataires du palais de Nouakchott qui ont à tort tournés le dos à l'unité nationale.Pour le plus jeune prisonnier politique sous le régime de Ould Taya ce racisme d'Etat est partout présent dans tous les rouages de la république et la langue arabe étant le fil conducteur et un moyen puissant pour reléguer les noirs dans une seconde zone.Le porte-parole des FPC a du mal à comprendre que l'opposition n'en fasse pas son credo pour la cohésion sociale.Ce qui explique le gel de leur participation au G8 tourné plus vers le changement d'homme au palais que le système lui-même à caractère raciste. Pour sortir de cette crise le parti mauritanien prône une autonomie des régions pour apaiser les tensions ethniques récurrentes et permettre ainsi une meilleure gestion des territoires par les populations elles-mêmes sur tous les plans par le biais de pouvoirs locaux.
Yaya Cherif Kane- Journaliste à radio HDR-(Normandie) France

La journée-rencontre FPC ex-FLAM à Massy: Notre BLOG y était!


Ce dimanche 1 Avril 2018, s’est tenue à la Bourse du travail de Massy en Île-de-France, la rencontre organisée par la section EUROPE du parti FPC ex-FLAM (Forces Progressistes du Changement). Vers 15h15, l’un des conférenciers programmés, le politologue Wane Abdoulaye a présenté le cheminement du système étatique de gouvernance très déséquilibrée entre les différentes communautés en Mauritanie. Dans son discours, il estime qu’un certain calcul politique est lisible derrière plusieurs décisions étatiques à travers le temps, tendant à marginaliser les communautés noires du pays au profit stratégique des arabo-berbères.
Le discours du 2ème intervenant est axé sur l’enrôlement controversé. Ainsi Mr N’DIAYE Abou a indexé les différentes complications rencontrées par des citoyens à tous les niveaux. Il rappelle la nécessité d’une synergie de forces vives militantes pour porter vaillamment les revendications d’une légitimité sans faille. À la fin, le 3ème conférencier est Kaaw Touré, éminent membre des FPC ex-FLAM et influent cyber-activiste. Venu tout fraîchement de la Suède, son pays de résidence, le natif de Djéol a assuré une présentation très riche et succincte de l’historique de la construction politique de la Mauritanie. Faite d’innombrables ratés au fil du temps selon l’ex flamiste, cette construction politique est dans l’impasse par évidence. Il est lieu pour eux, le parti FPC ex-FLAM, de proposer une large et profonde autonomisation des ensembles régionaux sensiblement homogènes. Il a rappelé que la réforme de régionalisation mise en place par le régime actuel n’est qu’une copie inachevée de ce qui a été proposée par son mouvement.
Les séances de questions et d’échanges ont été très fructueuses pour l’assistance. À noter le délicieux goûter servi gratuitement et un moment convivial avec les prestations artistiques (musiques et chants) au final.
Reportage assuré pour le BLOG par K.S

Les FPC chargent le mode de gouvernance du président Aziz [PhotoReportage]

Les FPC chargent le mode de gouvernance du président Aziz [PhotoReportage]
Kassataya - Les Forces Progressistes du Changement (FPC ex-FLAM) ont organisé cet après-midi du dimanche 31 mars 2018 une conférence politique dans le cadre de ses journées d’échanges. 

Cette conférence qui a vu la participation aussi bien de militants ou sympathisants, que de représentants de partis politiques était l’occasion d’avoir des échanges tantôt teintés d’émotions, tantôt de colères, mais aussi de propositions et de convergences de vues.

La nécessaire union des forces d’opposition

Prenant la parole, El Hadj Ba Secrétaire Général de la fédération Europe du FPC a remercié l’assistance avant de présenter l’intérêt de telles rencontres, permettant de juger de l’action politique du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ba El Hadj FPC

Evoquant dans la foulée les futurs échéances politiques, El Hadj Ba invitera les partis politiques à l’unité d’action. 

Il faut noter par contre qu’au moment où cet appel à l’unité est lancé, le FPC gelait sa participation au G8 (regroupement de partis politiques issues du FNDU).

Il ne manquera pas par ailleurs d’inviter les hommes politiques à concilier le discours avec l’action politique de terrain.

Réviser le cadre de l’engagement politique diasporique

Le premier intervenant, WANE Abdoulaye en sa qualité de politologue revient sur les différentes formes d’organisations contestataires en Mauritanie allant des FPC ex-Flam à Conscience et Résistance (CR) en passant par les Cavaliers du Changement. 

Il mettra l’accent sur la construction du discours contestataire au sein de la diaspora. 

Dr Wane Abdoulaye

Le Docteur en Sciences Politiques, Wane Abdoulaye, reviendra sur la façon dont différents mouvements politiques ou organisations de la diaspora mauritanienne ont pris en charge les questions de cohabitation ou des discriminations raciales.

D’aucuns considèreront ces questions comme une résultante d’une politique d’exclusion réfléchie a travers une politique étatique ethno-raciale, tandis que d’autres mouvements y voit un simple problème de gouvernance démocratique.

Il insistera par ailleurs sur l’utilisation des moyens publics et l’instrumentalisation des médias pour construire une image qui ne correspond pas à la diversité culturelle du pays.

Le Dr Wane, analysera enfin la reforme agraire comme un moyen de spoliation des terres de la vallée du fleuve Sénégal, il s’étonnera par ailleurs de la non intégration des oasis du Nord et de l’Est dans la dite reforme. 

Dénoncer un enrôlement aux visées douteuses 

Le second intervenant qui abordait un thème de « l’enrôlement biométrique en Mauritanie : pour quel but et quelle en est la réalité ? » n’a pas pris de gants pour dénoncer un enrôlement dit-il aux visées douteuses. Il dénoncera son caractère discriminatoire et ses conséquences sur les mauritaniens issus de la diaspora et au-delà.

Abou N’diaye FPC

Selon Abou Ndiaye l’enrôlement a fait perdre des titres de séjours à beaucoup de mauritaniens, devenus sans papiers en France

Il notera qu’il y’a une différence de traitement en matière d’enrôlement selon qu’on soit arabo-berbère ou negro-mauritanien.

Il rappellera à l’assistance que cet enrôlement d’exclusion, impacte une bonne partie de la communauté Hratine qui n’est pas recensée. 

Echec de l’état unitaire en Mauritanie

D’emblée, l’emblématique militant des Forces de Libération Africaines de Mauritanie FLAM devenu FPC, Kaaw Touré soutient que le terme d’unité nationale est galvaudé, il est chanté partout mais pratiqué nulle part.

Kaaw Touré FPC

Kaaw Touré soutient dans cette communication que la coexistence entre arabo-berbère et negro africains a échoué donc il faut trouver une solution.

Car dit-il, l’unité à tout prix, comme la vie à tout prix, nous n’en voulons pas. Nous voulons d’une unité qui respecte la dignité de chaque Mauritanien et garantisse l’équilibre entre les grandes composantes nationales.

Ce constat d’échec emmène les FPC à reconsidérer l’organisation classique de l’Etat unitaire dans ce pays multiculturel qu’est la Mauritanie

L’autonomie comme solution 

Selon Kaaw Touré, l’autonomie se définit comme un mode d’organisation unitaire à degré variable.

Pour les FPC l’autonomie permet d’apaiser les tensions récurrentes qui surgissent sous forme de crise cyclique.

Il affirmera à l’assistance que pour les FPC, l’échec de l’unité nationale ne pourrait se résoudre qu’à travers la mise en place de l’autonomie régionale avec ce qu’il appelle une décentralisation poussée avec quatre grandes régions avec chacune une vocation soit agricole, pastorale, minière et une dernière agro-pastorale. 

Tandis que Nouakchott et Nouadhibou disposeront d’un statut particulier. 

Interpellé sur ce point par le reporter de Kassataya, qui lui rappelle que le projet de régionalisation initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz allait dans le sens de leur projet politique, Kaaw Touré dira que le président s’est certes inspiré de leur programme politique en la matière, mais que cela a été dévoyé et pas assez ambitieux. 

Corriger le découpage administratif et électoral

Poursuivant sa lancée pour justifier la théorie de l’autonomie qu’ils défendent, Kaaw Touré soutient que le découpage territorial actuel du pays n’est ni juste, ni rationnel. D’ou la nécessité de procéder à un nouveau redécoupage qui repose sur des bases homogènes plus objectives, respectant à la fois les aires culturelles et/ou historiques de nos communautés et la vocation économique de ces régions. 

Pourquoi les FPC ont-ils gelé leurs activités au sein du G8 

Kaaw Touré rappellera à l’assistance, que depuis les déportations des negro-mauritaniens – qu’il estime à 120 000 –au Mali et au Sénégal, une bonne partie de la classe intellectuelle et politique a du mal à se positionner de façon claire.

Il poursuit en affirmant que cette déportation ne suscita que peu d’émoi du côté des intellectuels et de la classe politique beydane dans sa majorité, où l’on notait un silence assourdissant. Seuls quelques jeunes intellectuels du MDI et l´Imam feu Boudha Ould Bousseyri, allaient faire exception.

Cette position d’antan rend malaisée la recherche d’une solution au problème, au regard de l’ambiguïté de ces formations politiques sur notre question nationale qu’on appelle aussi la cohabitation.

Certaines formations s’ils ne nient pas purement et simplement l’existence des questions noire, la réduise a une simple question linguistique ou de violation des droits de l’homme

La négation ou la réduction du problème des exactions extra-judiciaires à de simples questions linguistiques a conduit les FPC a geler leurs activités au sein du G8. 

Ainsi Kaaw Touré défendra le gel des activités du FPC au sein du G8 en ses termes « certaines formations, si elles ne nient pas purement et simplement l’existence du problème, le réduisent à une simple question linguistique, ou de violation des droits de l’homme. Le débat, en général, au niveau de l’opposition politique au lieu de se focaliser sur les vrais problèmes, tournent hélas ! autour des questions périphériques… »

Kaaw Touré rappellera à l’assistance que les FPC ont comme principe le dialogue avant de laisser la parole aux invités qui ont apporté leurs contributions. 

Les conférenciers se sont prêtes aux jeux des questions réponses avec quelques échanges houleux. 

Il y’avait une présence massive aussi bien des militants ou sympathisants que de simples observateurs de la scène politique mauritanienne residant en France

On a noté par ailleurs la présence du 1er Vice président de l’UFP le Pr Lo Gourmo Abdoul, des représentants de l’AJD-MR et de l’APP.

Cette présence remarquée de représentants d’autres formations politiques, présage-t-elle des prémices des pourparlers pour une candidature unique pour les échéances de 2019 ? 

Diallo Saidou dit Thierno

Pour Kassataya



















söndag 18 mars 2018

Les FPC célébrent 35 ans de résistance

Kassataya - Les FPC (ex-FLAM) soufflent 35 bougies cette semaine dans la tristesse et sur fond de régime autoritaire de Ould Aziz. Le plus vieux mouvement de libération africaine de Mauritanie crée le 14 mars 83 à Nouakchott est devenu en 2014 un parti politique hors système dirigé par Samba Thiam. 

Une longue marche vers la liberté qui symbolise la résistance patriotique des Flamistes contre un état raciste souligne le porte-parole Kaaw Bilbassi Touré à l’occasion de cet anniversaire. Le nouveau parti bien que non reconnu par les autorités de Nouakchott contribue ainsi largement à porter l’espoir d’une Mauritanie libre sur les fonts baptismaux de l’histoire.

Du mouvement de libération les FLAM au parti politique les FPC que de chemins parcourus ! Des chemins parsemés d’embûches depuis la naissance difficile le 14 mars 1983 à Nouakchott jusqu’à la rédaction du Manifeste du Négro-mauritanien opprimé en 86 et qui a valu à ses dirigeants la prison et la mort de quatre d’entre eux certainement les plus valeureux.

Les rescapés du mouroir de Oualata l’actuel président Samba Thiam le président de l’AJD-MR Ibrahima Sarr pour ne citer que les deux hommes qui occupent aujourd’hui une place importante sur la scène nationale.

Au cœur de leur combat l’Etat raciste que perpétue le régime de Ould Aziz dont les principales victimes les noirs ( négro-africains et Hratins) exclus de la société mauritanienne.35 ans d’oppression ce n’est pas rien.Pour le plus jeune prisonnier politique de Ould Taya et porte-parole des FPC les combattants de la liberté n’ont jamais dévié leurs objectifs malgré les agressions de toutes sortes. Kaaw Toure ne croit pas que tous les discours que véhicule son parti sur le racisme, l’esclavage, le passif humanitaire, l’identité mauritanienne et l’impunité sont en déphasage avec la réalité du pays.

Ce sont les premiers à s’insurger contre le dictateur Ould Taya et contre le système discriminatoire. En célébrant ces 35 ans d’oppression des Noirs les FPC entendent poursuivre une vision pour une Mauritanie libre. Dans cette perspective le parti devra rassembler tous les autres partis négro mauritaniens ou non soucieux de l’unité nationale et du règlement de la question nationale dans le cadre d’une unité d’action. Kaaw Touré est conscient que c’est une œuvre de longue haleine.Le changement c’est à partir maintenant.

Bakala KANE -Journaliste Rouen-France
Kassataya

tisdag 30 januari 2018

VOUS AVEZ DIT INCRIMINATION DE LA DISCRIMINATION EN MAURITANIE?


L’Assemblée Nationale ou la chambre d´enregistrement et d´applaudissement du Système de l´Azizanie a adopté, au cours de sa dernière séance plénière un projet de loi portant ”incrimination de la discrimination” en Mauritanie si l´on en croit la dépêche de la fameuse et fumeuse agence d´information l´AMI. Oui, vous avez bien entendu lutte contre la discrimination, la chose est assez sérieuse de grâce ne souriez pas!

Ce qui est aberrant et hilarant à la fois dans cette loi c´est qu´elle est plutôt dirigée contre ceux qui dénoncent et combattent le racisme d´Etat, la discrimination raciale et l´esclavage en Mauritanie. Désormais toute organisation patriotique qui dénoncerait le racisme sera considérée comme une organisation "identitaire et porteuse de haine". Nos injustes juges, bras armés du Système n´auront qu´à faire recours à l'article 36 du Code pénal qui permet de priver la personne condamnée de ses droits nationaux, civils , civiques et familiaux pour une période de cinq ans. Cela nous rappelle curieusement encore le procès des rédacteurs du "Manifeste du négro-mauritanien opprimé" en septembre 1986 et les peines subies par nos camarades qui avaient commis le crime de dénoncer la politique de discrimination raciale érigée en régle de gestion du pays, des chiffres et statistiques à l´appui.

Si hier on pouvait encore parler de marginalisation ou d´exclusion aujourd´hui on assiste à une épuration totale de la composante négro-mauritanienne dans les instances du pouvoir et de décision au sein de l´administration, de l´armée, dans les médias, la diplomatie et le secteur économique. S´il y a un criminel à combattre et à mettre au banc des accusés c´est bien l´Etat raciste et son gardien du temple en l´occurence le président putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz.

Toute cette armada juridique n´a en fait qu´un seul but, interdire et incriminer les organisations de défense des droits humains ou mouvements de libération nationale comme les FPC, L´IRA entre autres, qui empêchent toujours de banaliser la discrimination raciale et l´enterrement définitif du dossier du génocide des années de braise.

Si cette loi était vraiment révolutionnaire et devait être appliquée sérieusement elle devait frapper en premier le Général-président et toute son équipe pour pratique de politique de discrimination raciale et d´Apartheid qui ne dit pas son nom mais nous sommes en Mauritanie où les rôles sont toujours inversés. Les bourreaux sont promus en héros et les victimes jugés en coupables.

Encore une fois ce n´est pas par la répression, l´intimidation, la politique de l´autruche qu´on arrivera à évacuer la délicate question de la cohabitation et la politique de discrimination raciale devenue progressivement structurelle dans notre pays.

On ne le dira jamais assez, les FPC ou les mouvements d´obeidience Négro-africaine ou Haratine n´ont ni créé, ni inventé l'esclavage et le racisme. C´est bien l´existence effective de ces problèmes qui explique leur naissance et leur combat. Mais Hélas l´esprit biscornu des soldeurs du crime et partisans du système ne digère pas cette évidence. La lâcheté est ici sans commune mesure.
Il est temps encore de comprendre que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive.
Comprenons qu’une " nation dispersée, battue, humiliée peut (heureusement) toujours se rebeller contre son sort et revenir à la vie". Tentons dès à présent de sortir de ce cul-de-sac qui, tout le monde le sait, ne mène nulle part. Pour en sortir, il faut, à notre avis
une attitude courageuse, d’ouverture sincère et de reconnaissance du problème de fond à savoir la politique assumée de discrimination raciale qui ressemble fort à un apartheid sournois.
Un climat de décrispation sociale grâce à un train de mesures positives à l’endroit de toutes les victimes de cette politique nocive. La sanction des crimes commis pour que justice prévale sur l'abitraire et l'impunité.. Je crois qu’il faut se parler, car ce formidable potentiel de révolte enfouie commence à gronder. Il serait erroné de croire que toutes ces années de calme plat peuvent exclure toute éventualité de soulèvement populaire.

Après avoir passablement plagié notre projet d´autonomie des régions, nous invitons le pouvoir à s´inspirer davantage des principes généraux de notre Charte qui stipule entre autres :  
- La république est une et indivisible 
- Elle reconnaît et garantit les Autonomies locales 
- Elle veille au principe de non-discrimination et au respect de la dignité humaine 
- Elle consacre l’égale participation des Communautés à la gestion du pays 
- La Mauritanie est un pays multiethnique et pluriculturel, où la République garantit  l’égalité de toutes les langues et cultures nationales .  
- La Mauritanie est un pays composé de deux  communautés racio-culturelles, l’une composée de Noirs (Bamana, Fulbe, H’râtîn, Sooninko, Wolof), l’autre de Blancs (Bîdhân ou arabo-berbères).
- Toutes les Communautés ethniques (Bamana, Bidhân, Fulbe, H’ratin, Soninko, Wolof ) du pays auront intégralement les mêmes droits. Chacune aura le droit de donner son avis sur toute décision qui engagera son avenir.

Hier comme aujourd´hui, conformément à notre CHARTE, nou nous engageons solennellement à ne ménager aucun sacrifice pour la pleine réalisation d’une Mauritanie égalitaire et démocratique, débarrassée définitivement  de l’esclavage et du racisme, unie dans sa diversité, riche de toutes ses cultures épanouies, assurant à toutes ses citoyennes et à tous ses citoyens les mêmes droits.
Tous ensemble, nous aurons encore à mener d'autres combats pour que l’égalité, la justice et la démocratie s’enracinent profondément dans notre pays.

La lutte continue!
Kaaw Touré
Porte-parole des Forces Progressistes du Changement (FPC)

REMERCIEMENTS : PETITION POUR LA RECONNAISSANCE LEGALE des Forces Progressistes du Changement ( FPC )

Après vingt trois (23) années d’exil nous avions décidé de redéployer notre Action à l’intérieur du territoire en vue de l’inscrire dans un cadre politique pacifique, légal et démocratique .
Suite au congrès de mûtation tenu à Nouakchott en Aout 2014, nous nous sommes constitués en parti politique dénommé Forces Progressistes du Changement (FPC), dans le respect rigoureux des conditions prescrites par la loi , - Loi , du reste, au régime déclaratif dévoyé- .
Le Ministère de l’intérieur, par ailleurs, attendra huit (8) mois pour notifier le rejet de notre dossier , en violation flagrante de la loi.
Les voies de recours juridique que nous avons suivies , voilà plus de deux ans, se sont révélées jusque-là vaines , puisque de report en report , l’examen du dossier reste toujours pendant au niveau de la cour suprême.
Manifestement victimes d’un arbitraire et d’une discrimination patente de la part du Gouvernement mauritanien , la Direction des Forces Progressistes du Changement ( FPC) en appelle, à travers cette pétition , au soutien et à la solidarité agissante des leaders politiques nationaux .
Les Signataires : ( Partis politiques et Mouvements légalement reconnus )
Mohamed Jemil Mansour Président du parti Tawasoul ( 23-9-2017)
Ahmed Daddah Président ‘’ ‘’ RFD
Mohamed ould Maouloud ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ UFP
Saleh ould Hanena ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ HATEM
Boydiel ould Hamoïd ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ El WIAM
Messaoud ould Bulkheir ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ APP
Yahya Ahmed Waghef ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ADIL
Ba Mamadou Alassane ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ PLEJ
Ibrahima Moctar Sarr ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ AJD/mr
Mohamed ould Dellahi ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ PMDE/ecologie
Abdessalam Horma ‘’ ‘’ ‘’ SAWAB
Mody Mohamed Kamara Vice -President du MPR
Tidjane Koïta ‘’ ‘’ UNDD
Isselmou ould Hanefi ‘’ ‘’ ‘’ USD
Boubacr Messaoud Président de SOS/esclaves
Samory ould Beye SG Cltm
La Direction des FPC remercie chaleureusement tous ceux-là qui ont consenti à recevoir le Président du Parti et accepté d’ apposer leurs signatures au bas de cette pétition. A tous les autres, elle exprime sa compréhension et dit respecter leur position .
Nouakchott, le 08 janvier 2018.
La lutte continue!
Le Chargé de la communication des Forces Progressistes du Changement ( FPC )
www.flambet.info

Demain il fera jour

Les tenants du Système ethno-fasciste et dictatorial ne reviendront jamais sur leurs " acquis" des annees braise, il faudra hélas qu´ils saignent la Mauritanie de part en part, goûtent à la détermination sans faille de notre peuple opprimé pour qu´ils acceptent de se conformer aux principes éternels du respect des droits humains et en tirent toutes les conséquences volitives.
Aucune huile ne saurait graisser cette mécanique déglinguée, c´est plutôt l´implosión de sa rouille qui est spectaculaire. L´explosion le sera davantage. En attendant disons encore: Unité et mobilisation. Demain il fera jour inchaallah. 
Bon vendredi à tous et toutes. 
LLC.

LE GÉNOCIDE DES ANNÉES DE BRAISE

Le "passif humanitaire" est un euphémisme utilisé par ceux là qui répugnent à parler des déportations et le génocide commis contre les Négro-mauritaniens. Ces crimes commis entre 1986-1991 ne sauraient rester impunis sous peine de saper les fondements même de la vie en commun. On ne peut décréter l´amnistie comme avec Taya, ou prôner l´amnésie au regard de la tendance actuelle, pour évacuer ce dossier douloureux.
Hier comme aujourd´hui, nous ne dirons jamais assez que pour régler ce problème, il faut trouver l´équilibre entre la nécessité du pardon, le refus de l´impunité ou devoir de justice, et les exigences de vérité et des réparations. Ce serait toutefois une erreur de croire que les réparations des crimes et des déportations suffiraient à elles seules à assurer la réconciliation.
Il faut plus: s´attaquer à notre épineux problème de cohabitation. De simples prières et compensations financières ne suffisent pas, il faut du courage politique et surtout une volonté réelle des autorités à trouver une solution juste à nos problèmes et comme on le disait dans le Manifeste de 1986, quelle qu´en soit la faiblesse tellurique, après un tremblement de terre, on doit s´évertuer à reconstruire sa maison sur des fondations solides et durables, avec des matériax mieux adaptés. On ne peut se contenter de colmater les brèches occasionnées par une première secousse, sinon, à la deuxième, la maison ne sera plus habitable. Il faudrait alors la détruire. Et cette secousse peut survenir à tout moment.

La lutte continue!

AINSI ÉCRIVAIT NOTRE REGRETTÉ DOYEN JEAN PIERRE NDIAYE SUR LA MAURITANIE PENDANT LES ANNÉES DE BRAISE

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