La communauté Négro-mauritanienne, tout en partageant le lot quotidien d'injustices sociales et économiques avec la communauté beydane, n'en demeure pas moins violentée dans ce qu'elle a de plus cher: sa culture, son identité. Depuis des décennies en effet, la communauté Négro-africaine est victime d'une violence plus pernicieuse et subtile: c'est sa négation culturelle, sa négation linguistique, le refus de la reconnaître comme porteuse de droits particuliers. Dans ces droits, figure celui de s'identifier librement à des espaces culturels en dehors de toute contrainte. Le droit à la vie, le droit à l'existence, le droit à la différence, le droit à l´épanouissement, le droit à la patrie et à la citoyenneté conformément à la déclaration universelle des droits de l'homme.
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"Je n´oublierai jamais, moi, la vie mouvementée d´Exilé, pourchassé de ville en ville, les journées sans but et les nuits longues interminables où le mal du pays vous tient l´oeil ouvert et vous déchire les entrailles". Tène Youssouf Gueye auteur de "les Exilés de Goumel" assassiné dans la prison mouroir de Oualata par le régime ethno-génocidaire de Nouakchott.
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